Un support de recherches

La collection, support de recherches

Compte tenu de la richesse variétale de la collection et des conditions de culture très spécifiques de la Roseraie (monoculture en forte densité sur une longue période), la Roseraie se révèle un support d’études privilégié.

A ce titre, plusieurs études ont été menées au cours des dernières années tant au niveau horticole   que botanique  .

 

L’étude menée par le laboratoire du professeur Jay de l’Université de Microbiologie et Phytochimie - Lyon I, pour le compte du Département du Val-de-Marne entre 1994 et 1997 a montré l’intérêt d’utiliser de nouvelles méthodes biochimiques pour affiner la connaissance des variétés et l’historique de la création variétale chez le rosier. Trois méthodes physico-chimiques ont été mises en œuvre :

- spectrocolorimétrie : étude physique de la couleur de la fleur,

- électrophorèse : analyse des marqueurs moléculaires en vue de caractériser les variétés,

- chromatographie : approche chimique des marqueurs pigmentaires à l’origine de la couleur de la fleur.

Cette étude a concerné 400 variétés anciennes représentatives du travail de sélection variétale réalisé par les obtenteurs depuis le début du XIXe siècle.

 

 

L’étude confiée au GEVES de Beaucouze en 1994 est axée sur les méthodes de détermination des niveaux de ploïdie   des variétés de rosiers, tant en termes d’efficacité que de fiabilité. Ce niveau de ploïdie   se révèle un critère d’identification variétale complémentaire intéressant.

 

La Roseraie a également servi de support à des recherches sur les pollens de rosiers, étude menée par le Muséum d’Histoire Naturelle en 1991. En effet, chaque pollen des différentes variétés, à la manière d’une empreinte digitale, a une carte génétique qui lui est unique. Il est donc intéressant de l’utiliser comme élément discriminant pour caractériser une variété  .

 

Côté horticole  , et compte tenu des difficultés de culture sur certaines plates-bandes, une étude visant à approcher le phénomène de la fatigue des sols a été menée par le laboratoire conseil « Chlorophyl’Assistance » de 1995 a 1997. Cette étude a mis en évidence la multiplicité des facteurs responsables du phénomène.

 

Le colloque « Les Avancées scientifiques et techniques dans le genre   Rosa » organisé, en coopération avec l’Association des Amis de la Roseraie, à l’occasion du centenaire de la Roseraie en 1994, a permis de faire le point sur les avancées scientifiques et techniques.