L’entretien nécessaire

La Roseraie du Val-de-Marne, qui se présente dans ses grandes lignes telle qu’elle fût à sa création, il y a près d’un siècle, est, plus que tout autre jardin, un lieu où le travail régulier de l’homme tout au long de l’année s’exprime autour des trois ou quatre mois d’été où la nature se doit d’offrir sa pleine mesure.

La vision de la Roseraie à l’apogée de sa floraison, dans sa débauche de couleurs, de formes, de structures, ne doit pas en effet, faire oublier que le jardin n’est composé, en dehors des pelouses qui lui servent de faire-valoir et des bordures de buis qui rassurent l’œil, que de roses rien que de roses.

 

Le spectacle est donc limité à ce que durent les roses, l’espace d’un été. Et il y a bien dans l’entretien de ce jardin là quelque chose qui tient tout à la fois du rite et du spectacle. Sept jardiniers et un agent de maîtrise œuvrent ici.

 

Quelles qu’aient été les conditions climatiques de l’hiver, Xanthina, un rosier de la race des Pimpinellifoliae épanouit ses fleurs jaunes, simples, à quelques jours près, vers la mi-avril.

 

première équipe de jardiniers Le travail du jardinier doit tout entier se caler sur ce rythme immuable de la végétation, et des aléas climatiques qui perturbent parfois les plans de travail et maintenir les deux objectifs principaux du travail dans la Roseraie :
  • L’entretien du jardin de 1,7 ha : c’est là le travail traditionnel de jardinage, le côté horticole  .
  • Le maintien de la collection en sa diversité et qualité, soit près de
    3 200 variétés et plus de 13 100 pieds.

 

 

 

La première équipe de jardiniers de la Roseraie

 

Le rythme annuel de la végétation influe sur la nature et l’ordonnancement des travaux à réaliser tout au long de l’année.