Les élus refusent la disparition du Département

Les présidents des groupes politiques du conseil départemental du Val-de-Marne dénoncent, dans un communiqué commun, le projet du gouvernement de fusionner par ordonnance les trois départements de la petite couronne au sein de la métropole du Grand Paris (MGP).

Il n’y a pas encore eu d’annonce officielle à ce sujet de la part du gouvernement mais les présidents des groupes politiques représentés au sein de l’assemblée départementale et le président du Conseil départemental, Christian Favier, ont décidé de prendre les devants en raison de « rumeurs persistantes ». Dans un communiqué commun, ils dénoncent un projet jugé indigne « sur la forme comme sur le fond ».

Sur le fond, les élus jugent que « fusionner les départements de petite couronne avec la métropole, sans étude d’impact et sans évaluation des précédents, risque d’éloigner encore plus nos concitoyens des lieux de décision, de fragiliser les partenariats avec les communes et de remettre en cause les différentes politiques et actions propres à chaque collectivité départementale ». Des spécificités de la politique val-de-marnaise seraient remises en cause comme, par exemple, les crèches départementales, le remboursement de 50 % de la carte Imagine R, l’aide à la demi-pension, les villages vacances ou encore Ordival, l’ordinateur remis aux collégiens...

Sur la forme, Christian Favier et les cinq présidents de groupes, Olivier Capitanio (Les Républicains - Val-de-Marne autrement), Daniel Guérin (socialistes et républicains), Dominique Le Bideau (Centriste et Indépendant), Christian Métairie (Gauche citoyenne – Europe écologie-Les Verts) et Pascal Savoldelli (Front de gauche – Parti communiste français – Parti de gauche – Citoyen) sont tout aussi critiques. « Il est, en effet, stupéfiant et pour le moins inadmissible qu’une telle modification institutionnelle, aux conséquences particulièrement lourdes pour les populations, puisse être élaborée en catimini, sans aucune concertation avec les acteurs concernés et en dehors de tout débat parlementaire contradictoire », dénoncent ces conseillers départementaux avant de demander au gouvernement « de garantir l’engagement d’un débat large, honnête et sans tabou sur l’avenir de l’organisation de nos territoires et des départements qui en sont une composante essentielle ». 

STÉPHANE LE PUILL